Gabriel Fortin
Gabriel Fortin est un artiste interdisciplinaire actif en arts visuels et en cinéma. À travers ses œuvres, il met en perspective des archétypes sociaux et des symboles de culture populaire afin de questionner les jugements de valeur, la condition humaine et la place de chacun dans le monde.
Artiste professionnel·le
Arts visuels, Cinéma
Interdisciplinaire
Membre actif
Biographie
Artiste au parcours interdisciplinaire, Gabriel Fortin œuvre en arts visuels et en cinéma. Ses courts-métrages et vidéos d'art ont voyagé autant à l'international qu'à travers le Québec. Ses œuvres en arts visuels ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives au Québec et au Nouveau-Brunswick. Par la mise en perspective d'archétypes sociaux et de symboles de culture populaire, Gabriel Fortin incite le regardeur à réfléchir à sa propre condition et à la place qu'il occupe dans le monde. Ses œuvres portent en elles quelque chose de fataliste et posent, par le biais du contraste et de la rupture, du décalage et de l'ambivalence, les bases d'un questionnement sur les jugements de valeurs.
Démarche et recherche
Empruntant souvent des codes au documentaire, la pratique artistique de Gabriel Fortin oscille entre les médiums du cinéma, de la vidéo, de la photographie et de l’installation. Utilisant « le beau dans le laid » comme matière première, son travail de recherche-création met en perspective archétypes sociaux et symboles de culture populaire. Par le biais du contraste et de la rupture, notamment en confrontant des idées ou concepts contraires, il tente de poser les bases d’un questionnement sur les jugements de valeurs. Il s’intéresse invariablement à l’art du décalage en cultivant l’ambivalence et le malaise dans le choix de ses sujets et stratégies de création.
Par ailleurs, c’est surtout dans ses installations et photographies qu’il travaille par accumulation, puisque pour lui tout peut être prétexte à collectionner. Une forme de rapport anthropologique ou d’étude sociologique découle de cette approche d’amplification ou de détournement, nostalgique des vieux objets, lieux inusités et pratiques dépassées, qui permettent au regardeur un certain recul face à sa contemporanéité.
Ses œuvres portent en elles quelque chose de fataliste, autant dans la facture que dans les sujets « noirs ». Les dispositifs de présentation sont ainsi soigneusement élaborés pour répondre à leur contenu, afin d’y mettre en lumière leur potentiel toujours poétique et parfois politique. À ses corpus se retrouve imbriqué un commentaire personnel lié au déclin de l’Empire Américain, du moins à sa lente agonie.